SKUNKDOG

Campé aux “marges de l’art populaire”, si chères à Papi Dubuffet, Skunkdog distille une oeuvre brute, hautement inflammable. Attentif au monde qui l’entoure, Skunkdog souhaite témoigner de son temps. Il ne veut pas dénoncer mais énoncer la réalité de la société telle qu’il la voit. Sa quête de neutralité cohabite néanmoins avec une pensée empreinte de culture punk et de codes de la rue, une sorte d’anarchie créative.

Après avoir rempli, travaillé et couvert des surfaces infinies de toiles, les résidences de Skunkdog à Jardin Rouge l’ont amené progressivement à se tourner vers de nouveaux médiums nous délivrant de nouveaux messages prophétiques sur notre monde. Ses sculptures totémiques en ont été le point de départ. Aujourd’hui l’œuvre brut de Skunkdog s’expérimente autour de bas-reliefs et d’installations électroniques témoignant toujours de la décadence de notre civilisation.

David Negri est né en 1968. Il vit et travaille à Marseille.

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​(Sélection d’expositions)

2018

8ème avenue, présenté par la galerie David Pluskwa, Paris, France

URSS, présenté par la galerie David Pluskwa, Paris, France

Urban Art Fair, présenté par la galerie David Pluskwa, Paris, France

Art up, présenté par la galerie David Pluskwa, Lille, France

CCCP, présentation de projet de de résidence à Jardin Rouge, Fondation Montresso*, Marrakech, Maroc

2017

L’artiste invite de la Fiesta des Suds, Marseille, France

Urban Art Fair, présenté par la galerie David Pluskwa, Paris, France

8eme avenue, présenté par la galerie David Pluskwa, Paris, France

2016

8eme avenue, présenté par la galerie David Pluskwa, Paris, France

Imflammable Material, David Pluskwa Art Contemporain, Marseille

Hors les murs, David Pluskwa Art Contemporain, Marseille

 

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COSMIC-SAFARI

COSMIC SAFARI, la dernière oeuvre de Skunkdog est un bas-relief sur bois avec une installation électrique. Elle a été réalisée en mai 2018 avec son ami Tim.

Dans la fabrique de $kunkdog

 

Latelier est la banlieue de mon esprit

 

Autrefois soupente d’un hôtel parisien avec le “Grenier Picasso”, vaste masure au fond du Var chez le très secret Buffet… L’atelier est un agrandissement, une vision éclatée, une projection de l’alter ego créatif des artistes. Garçonnière, factory collective ou nouveau lieu d’investissement, l’atelier d’artiste serait devenu une véritable “ usine” selon Warhol.

J’aime cette notion de fabrique. Elle n’a jamais été aussi intense qu’au contact des divers ateliers de $kunkdog. Des ateliers, chaînes de production débridées d’où sortent des colonnes de robots pulsionnels, de totems décentrés, d’humains aux pochoirs… “ Je me suis nourri des années durant de l’éner gie de la rue” confie le peintre. “ Mais à linverse de la rue, où les vibrations sont instantanées, vives mais fugaces, le travail en atelier permet de dilater le temps, d’insuffler une forme de répit, de méditation dans les gestes. Latelier est une projection en couleur, en liquide et en toiles de ma psyché. Latelier est la banlieue de mon esprit,.

Le ventre de latelier-usine de $kunkdog gronde et vibre au son de machines, de souffleurs, de scies, de baffles aux saturations électriques Mais cet espace porte aussi un côté monastique : car peindre soigne lartiste Théo. Et toutes les semaines, jour après jour, je répète cet acte thérapeutique.

La répétition est au coeur du geste de $kunkdog.

De cette répétition né l’intensité, de l’intensité peuvent naître des prémices de maîtrise. Les sujets, les formes et les signes eux, obéissent à ces gestes bruts, automatiques : “ les incartades robotiques dans mes oeuvres me permettent de dire linhumanité ambiente. Femmes et hommes eux, disparaissent sous des traits mécaniques, reproductibles au pochoir, donc à linfini. Ils ne sont que masques, ils nont quun rôle, servir de modèles à leurs semblables.

 

La liberté individuelle n’est nullement un produit culturel.

Sigmund Freud, Totem et Tabou (1913).

      

Jaime à voir ma réalité artistique comme une pratique ancienne, pariétale. Un geste rupestre, somptuaire. Jaime à porter ma réalité artistique à la façon dun indien dAmérique du nord qui cisèle son tomahawk. Pour tenter de dire quelque chose de somptuaire, de gratis. Comme un cadeau, une offrande, un temps de création donné pour rien. Mon travail sur les totems essaye de dire ça.

 

 

La corrélation entre l’homme et la machine est au coeur de mon questionnement. Je sens un glissement, une disparition de l’homme. De son humanité plutôt. Solidarités, empathies, mutualités… L’époque dévore notre capacité à être hommes.

 

— Mais à qui profite ce remplacement ? Aux machines ?

— Je le pense parfois. Et cette peur s’invite régulièrement dans mes toiles. Le grand remplacement robotique s’incarne, émerge parfois au gré de ma peinture. Au-delà d’une crainte, je pense que l’on peut désormais parler d’un constant. La puissance et l’illusion des réseaux, sociaux notamment, notre dévotion pour le Spectacle, notre résignation et nos obéissances face aux puissances des marchés, culturels entre autres. Notre humanité se retrouve transformée, automatisée face à ces pressions exercées. Plus qu’une armée de robots, nous nous dirigeons vers un mode composé de vastes groupes d’automates. Automates dont les désirs sont mesurés, les envies chiffrées. Si l’Art ne devait avoir qu’un rôle se serait de détruire ce script et cette programmation.

 

Marseille, 2016

David $kunkdog et Théophile Pillault.

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